Afrique Avenir

  • Communiqué – Journée internationale de lutte contre le VIH/sida : une crise sanitaire peut en cacher une autre

    Publié le 30-11-2020

    La crise sanitaire actuelle liée à la Covid-19 précarise davantage les personnes les plus exposées au VIH. L’association Afrique Avenir alerte sur la situation des publics afrocaribéens accompagnés chaque jour sur le terrain.

    Maintenir le lien social

    Le 1er confinement qui a été mis en place par le gouvernement a eu des effets délétères sur les publics accompagnés par Afrique Avenir. Bien que nous ayons mis en place des actions pour maintenir un suivi et un accompagnement à distance optimal (appels téléphoniques et visioconférences) les personnes les plus fragiles ont dû faire face, parfois seules dans un climat anxiogène, aux angoisses liés à l’avenir, à l’inconnu et à l’isolement. Nous le savons, maintenir le lien social est un enjeu important en tant de crise, période particulièrement propice à la propagation de rumeurs, d’infox qui peuvent dans certains cas mettre en danger celles et ceux les moins outillés pour les décrypter et faire le tri dans la prolifération des informations auxquelles nous sommes exposés. C’est dans cette logique que nous avons lancé en partenariat avec Vers Paris sans sida la campagne digitale “Qu’on se le dise” visant à lutter contre les idées-reçues sur les moyens de prévention et de transmission de la Covid-19.

    Renforcer le soutien aux plus précaires

    En temps de crise, il est plus que jamais nécessaire de lutter contre les retards d’accès aux soins voire aux renoncements aux soins. L’accès aux soins ne doit pas devenir un privilège, c’est un droit fondamental pour tous et toutes quel que soit le statut administratif de la personne. Ce que nous observons sur le terrain est alarmant : la barrière de la langue, la peur de la dénonciation pour les personnes sans-papiers apparaissent comme des obstacles infranchissables pour certains de nos publics qui étaient déjà avant la crise sanitaire en difficulté pour faire valoir leurs droits. La baisse inévitable de nos actions, et celles des autres associations communautaires, liées à la prévention et au dépistage a conduit à un nombre de tests inférieur de 15% aux attentes. Au total, on estime qu’il manque 646 827 tests depuis la mi-mars par rapport aux projections basées sur l’augmentation des dépistages des années précédentes. La période inédite que nous vivons nous rappelle à quel point la lutte collective est essentielle. Afrique Avenir appelle à rejoindre massivement, mardi 1er décembre le rassemblement organisé par Act-Up Paris devant l’église Saint-Eustache à partir de 12h30.

    Contact presse :

    Romain Mbiribindi, Directeur général : romain.mbiribindi@afriqueavenir.fr 

  • LGBT+ afros et crise sanitaire du Covid-19 : un lourd tribut à surmonter

    Publié le 17-05-2020

    17 mai 2020 – Journée internationale de lutte contre les LGBTphobies

    COMMUNIQUE DE PRESSE


    La crise sanitaire actuelle augmente la précarité et les LGBTphobies. Cet accroissement des violences auxquelles sont confrontées les personnes les plus vulnérables touchent particulièrement les  minorités sexuelles africaines et afrodescendantes. Dans le cadre de la 17e journée internationale de lutte contre les LGBTphobies, Afrique Avenir alerte sur la situation des personnes LGBT racisées et rappelle sa fonction de lieu ressources en matière de santé communautaire.

    Documenter le vécu des personnes LGBT afros

    En France, malgré une certaine évolution des mentalités au sein des diasporas afrocaribéennes, être noir.e et ouvertement lesbienne, gay, bisexuel.le et/ou transgenre expose davantage aux violences aussi bien dans la sphère privée que dans l’espace public.

    Nous disposons de très peu de données permettant de mesurer l’impact des discriminations croisées auxquelles sont confrontées les minorités sexuelles racisées. Ce manque de données ciblées en matière de plaintes, d’agressions et de témoignages contribue à nier l’existence des personnes LGBT afros et rend difficile le travail nécessaire de recensement, la prise de conscience collective et l’élaboration de politiques publiques adaptées pour lutter contre les LGBTphobies envers les personnes afrocaribéennes.

    Une urgence : la prise en charge de la santé mentale

    Dans le contexte actuel de crise sanitaire, l’isolement et les situations précaires vécues par les personnes LGBT afros sont renforcés. La réduction voire l’arrêt des accueils physiques proposés par les associations sont également un coup dur pour les personnes vulnérables. Pouvoir être écouté.e.s par des profesionnel.le.s de santé formé.e.s se basant sur une approche intersectionnelle, et libérer la parole lorsqu’on se sent prêt.e.s est un enjeu important au sein de nos communautés afros, et particulièrement pour les personnes LGBT.

    A l’instar du  collectif psys noires qui «proposent une permanence d’écoute solidaire encadrée par 10 cliniciennes psychothérapeutes formées à la spécificité de l’écoute psychologique et psychiatrique pour répondre avec bienveillance à la demande des personnes isolées», des espaces communautaires visant à favoriser la libération de la parole autour des violences doivent être conjointement portés par les pouvoirs publics et les associations au même titre qu’un centre de santé communautaire qui permettrait à la fois de proposer une diversité de services en matière de santé (suivi gynécologique, groupes de parole, psychothérapie etc…) et d’assurer un suivi global et pérenne dans un espace sécurisé et bienveillant avec une intention particulière portée aux personnes les plus précaires.

    Lutter contre les inégalités, écouter, soutenir et accompagner

    Pour lutter efficacement contre les inégalités qui produisent des violences, il faut pouvoir les mesurer. Il est encore très difficile en France d’avoir accès à des données nationales reliant santé, contexte social et origines ethniques, alors qu’on sait déjà que ces inégalités se creusent durant la crise sanitaire que nous traversons et qu’elles continueront à s’étendre après la crise.

    Les études et recherches telles que l’afrobaromètre santé 2011 et l’afrobaromètre santé 2016 dans lesquelles se sont impliquées Afrique Avenir ont permis de mieux caractériser les personnes immigrées vivant en France. Ce travail fondamental de recensement et d’analyse est une source d’informations qui permet de structurer et déployer des stratégies adaptées aux personnes migrantes en matière de lutte contre le VIH/sida et les hépatites.

    Dans la lignée des stratégies de santé communautaire soutenues par les pouvoirs publics  mises en place pour accélérer la riposte pour mettre fin au VIH/sida, Afrique Avenir réclame un engagement de l’Etat à la hauteur de la crise sanitaire actuelle pour permettre aux associations communautaires de poursuivre leurs actions de prévention, de soutien et d’accompagnement des personnes les plus précarisées et marginalisées telles que les minorités sexuelles racisées, exilées et migrantes quel que soit leur statut administratif.   

    En cette journée internationale de lutte contre les LGBTphobies, Afrique Avenir salue le travail de terrain d’associations communautaires afros qui agissent souvent avec très peu de moyens dans des contextes difficiles (baisse voire absence de subventions, locaux inadaptés à l’accueil des publics, difficultés à pérenniser des postes et à en créer de nouveaux…) en réinventant de nouveaux modes de solidarités pour soutenir des personnes LGBT des  diasporas afrocaribéennes récemment arrivées en France ou déjà installées depuis des années sur le territoire, et confrontées à différentes formes de violences LGBTphobes.

    Afrique Avenir réaffirme son soutien inconditionnel à toutes les personnes LGBT africaines et afrodescendantes et rappelle que l’association est aussi un lieu d’accueil, d’accompagnement et d’orientation des personnes LGBT.

    Enfin Afrique Avenir a une pensée particulière pour les personnes LGBT africaines et afrodescendantes isolées, en rupture sociale, et pour qui la crise sanitaire actuelle augmente considérablement les difficultés socio-économiques.

    Pour aller plus loin, voici quelques ressources utiles :

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    Contact presse :

    Romain Mbiribindi, Directeur général d’Afrique Avenir romain.mbiribindi@afriqueavenir.fr

  • Communiqué – Pandémie de Coronavirus : Où sont passés les scientifiques et les hommes politiques africains ?

    Publié le 07-04-2020


    Au cours d’une séquence diffusée mercredi 1er avril après-midi sur la chaîne LCI, M. Camille Locht, directeur de recherche à l’Inserm à Lille, était interrogé sur des recherches menées autour du vaccin BCG contre le covid-19. Invité en plateau, M. Jean-Paul Mira, chef de service de médecine intensive et réanimation à l’hôpital Cochin à Paris, lui a alors demandé : « Si je peux être provocateur, est-ce qu’on ne devrait pas faire cette étude en Afrique, où il n’y a pas de masques, pas de traitement, pas de réanimation, un peu comme c’est fait d’ailleurs sur certaines études avec le sida, ou chez les prostituées : on essaie des choses parce qu’on sait qu’elles sont hautement exposées. Qu’est-ce que vous en pensez ? » Le chercheur lui a répondu : « Vous avez raison ».


    « Ce qui est fait pour nous sans nous est contre nous »
    Cet échange qui s’est tenu, sans interruption, sur LCI entre un chercheur et un médecin n’est pas anodin. Il met en lumière une certaine forme de paternalisme et de racisme structurel des pays du Nord envers les pays du Sud. En aucun moment au cours de cet échange n’a été évoqué l’implication sur le plan scientifique et politique des Africain.e.s dans ce projet.
    Par conséquent, Afrique Avenir manifeste son indignation et appelle à ce que des mesures concrètes soient prises notamment par les chaînes publiques et le CSA, afin que ces prises de paroles discriminatoires soient condamnées et n’aient plus leur place dans l’espace médiatique.


    Les Etats africains doivent mettre en place et renforcer des organismes compétents et indépendants qui contrôlent tous les essais en toute transparence

    En tant qu’association panafricaine militante qui lutte pour l’accès aux droits et à la santé, Afrique Avenir réaffirme avec force la nécessité d’impliquer le continent dans les recherches biomédicales sur la maladie Covid-19. Il ne s’agit pas de se servir des Africain.e.s comme cobayes mais d’impliquer localement à la fois des chercheurs, des politiques et la société civile dans son ensemble pour répondre à l’urgence sanitaire à laquelle nous faisons face mondialement et qui pourrait avoir un impact catastrophique dans plusieurs pays d’Afrique. Ce
    travail collaboratif doit répondre à des exigences légales et éthiques strictes telles qu’énoncées
    dans la déclaration d’Helsinki et ses amendements ultérieurs1.
    « Ce terreau favorise le contournement des principes éthiques. C’est ainsi que, lors de l’essai
    clinique du Trovan ®, ni les autorités nigérianes ni le comité d’éthique n’ont été consultés, du
    moins formellement, sur l’information donnée aux familles et l’obtention de leur
    consentement. De même, les tests de l’antiviral Tenofovir ® auprès de 400 prostituées
    camerounaises, de juillet 2004 à janvier 2005, ne répondaient pas aux exigences éthiques.
    Cette molécule réduit la transmission du VIS, l’équivalent du VIH, chez le singe. Le fabricant,
    souhaitant vérifier cette propriété chez l’être humain, a choisi une population à risques, les
    prostituées de pays à forte prévalence de VIH, en raison de la probabilité élevée chez ces
    dernières de contracter le virus2. »


    Attention aux fausses informations et discours improductifs


    Toute la polémique qu’il y a eu autour de ces déclarations ne doivent pas créer la méfiance et
    mettre en cause l’efficacité des vaccins qui ont fait leur preuve dans la lutte contre les maladies
    et continuent à sauver des vies dans le monde et la pertinence de la recherche scientifique
    comme moteur du progrès.
    Pour l’inclusion de l’Afrique dans des avancées médicales d’envergures
    Les questions scientifiques dépassent largement le cadre d’un pays et imposent que les Etats
    unissent leur force. L’Afrique doit renforcer son positionnement.
    Le délabrement des infrastructures sanitaires dans la plupart des pays africains fait craindre
    une catastrophe sanitaire si l’épidémie venait à poursuivre sa trajectoire actuelle, comme le
    souligne le Dr Tedros Adhanom Ghebreyesus, directeur général de l’OMS, qui appelle l’Afrique
    « à se préparer au pire ». Dans le cadre de la préparation de la riposte au virus Sars-CoV2, la
    surveillance et la détection des cas de Covid-19 constitue un élément clé pour la préparation
    de la riposte. L’Afd et l’Inserm mettent en oeuvre un dispositif de soutien de 1,5 million d’euros
    qui s’inscrit dans cette réponse et vise à renforcer le dispositif de surveillance, d’alerte précoce,
    de confirmation et de prise en charge des cas de Covid-19 dans 5 pays d’Afrique : le Burkina-
    Faso, la Côte-d’Ivoire, le Gabon, le Mali et le Sénégal.
    Nous attendons l’apport des Africain.e.s avant la mise en oeuvre de ce projet.


    « Après le coronavirus, une autre Afrique est possible et ce n’est pas une utopie.»3


    Cette crise sanitaire, aussi dramatique soit-elle, est aussi une opportunité de résilience
    mondiale, et une incitation à la créativité afin de « co-construire » une Hummanité plus juste
    et plus égalitaire.
    Afrique Avenir appelle donc chaque personne à prendre part à la lutte contre la propagation
    du virus en respectant les gestes barrières, en faisant preuve de solidarité envers les plus
    vulnérables, et en stoppant la diffusion de fausses informations – notamment sur les réseaux
    sociaux.
    Afrique Avenir appelle aussi tous les chefs d’Etats et tous les responsables et autorités
    sanitaires à prendre toutes les mesures nécessaires à la protection des populations, et à agir
    en posant les jalons d’une solide coopération internationale tout en renforçant les capacités du
    Conseil africain de la recherche scientifique et l’innovation (CARSI).


    Contact Presse :
    Romain Mbiribindi,
    Directeur général
    Romain.mbiribindi@afriqueavenir.fr

    Notes :
    1 Ces textes ont pour objectif d’assurer une protection renforcée des personnes se prêtant à la recherche, « l’intérêt des personnes
    qui se prêtent à une recherche biomédicale primant toujours sur les seuls intérêts de la science et de la société » et d’organiser
    un encadrement continu de l’essai.
    2 Jean-Philippe Chippaux, « L’Afrique, cobaye de Big Pharma », in Le Monde diplomatique, juin 2005, p.14
    3 Kako Nubukpo


  • La nouvelle série afro #LesBonnesNouvelles est en ligne !

    Publié le 05-03-2020

    #LesBonnesNouvelles, c’est une série afro tournée en décor réel dans le quartier de Château Rouge. Cette fiction chorale raconte la vie d’une boutique de quartier, l’épicerie-taxiphone d’Alimata où se croisent clients et clientes de passage et habituées. Une mosaïque de personnages qui incarnent avec force et humour les différentes facettes des diasporas africaines à Paris.

    Pour en, savoir plus sur la série, RDV sur le site internet dédié et la page Facebook

  • « Il est important de lever les tabous autour de l’homosexualité au sein des communautés afros » Bruno

    Publié le 05-02-2020

  • Hommage à l’artiste DJ Arafat engagé dans la lutte contre le VIH/sida

    Publié le 19-08-2019

    Originaire de la Cote-d’Ivoire, pays d’Afrique de l’Ouest fortement touché par le VIH/sida, l’artiste DJ Arafat a spontanément accepté de prêter son image en 2009 pour illustrer l’une des pages du calendrier d’Afrique Avenir. Considéré comme un outil essentiel de sensibilisation à l’importance de la prévention, du dépistage et de la lutte contre la stigmatisation autour du VIH/sida, le calendrier d’Afrique Avenir est très attendu chaque fin d’année par les membres de la diaspora africaine vivant en France. Car, en plus d’être un outil utile du quotidien, ce calendrier permet d’ouvrir la discussion autour des moyens de prévention et des risques liés à la santé sexuelle.

    Dans un contexte social et communautaire où les discriminations et la stigmatisation des personnes vivant avec le VIH/sida sont toujours aussi présentes, on ne peut que saluer l’acte fort, la solidarité et l’engagement militant des personnalités comme DJ Arafat qui ont accepté d’associer leur image à la lutte contre le VIH/sida. Nous le savons, s’engager dans cette lutte n’est pas anodin lorsqu’on est exposé médiatement, et ce particulièrement en Afrique.
    Alors, suite à l’annonce du décès de l’artiste DJ Arafat, Afrique Avenir souhaite souligner et rendre hommage à Ange Didier Houon, qui par son courage, ses convictions et son engagement a aussi contribué à faire avancer la lutte contre le sida.

    Afrique Avenir présente toutes ses condoléances à la famille et aux proches de Ange Didier Houon .

  • Communiqué – PMA : pour une lutte collective et politique des femmes noires

    Publié le 28-05-2019

    Alors que le projet de loi bioéthique – qui contient l’ouverture de la PMA à toutes les femmes – sera présenté en Conseil des ministres en juillet prochain, l’association Afrique Avenir appelle les femmes racisées[i] à rejoindre la lutte pour faciliter l’accès à la PMA et en particulier aux dons d’ovocytes[ii] en France des femmes noires.

    Faciliter l’accès à l’information autour du don d’ovocytes

    En France en moyenne un quart des couples[iii] rencontrent des difficultés à procréer, mais le sujet reste encore tabou. Sur le terrain, nous rencontrons de plus en plus de femmes racisées confrontées à une pathologie nommée « I.O.P » pour insuffisance ovarienne précoce. Leurs ovaires ne fonctionnent plus correctement, ils produisent peu de follicules matures et la qualité de ces derniers est altérée. Leurs chances de concevoir un embryon viable à partir de l’un de leurs ovules sont réduites entre 1% et 5%.

    Pour espérer un jour mener une grossesse à terme, elles doivent nécessairement bénéficier d’un don d’ovocyte. Depuis un peu plus de 10 ans, seulement, l’agence de la biomédecine a pour objectif de favoriser l’information et la réflexion autour du don de gamètes. Des campagnes nationales ont vu le jour mais le travail reste encore long pour pallier la pénurie du don d’ovocytes en France et ce, particulièrement pour les femmes noires dans l’attente d’ovocytes issus d’autres femmes noires.

    Des explications culturalistes justifiant des politiques non inclusives

    Pour certains médecins, les femmes noires ne donnent pas leurs ovocytes car « ça ne fait pas partie de leur culture. » Afrique Avenir refuse ces raccourcis culturalistes, qui servent la plupart du temps à justifier des pratiques médicales  peu inclusives vis-à-vis de la communauté afro. Un grand nombre de femmes noires se heurtent, bien trop souvent, à des difficultés dans l’accès aux soins en France. Bien que les obstacles varient d’une personne à l’autre, d’une maladie à l’autre, il y a toujours des dénominateurs communs liés au genre, à la race et à la classe.

    Une lutte collective et politique

    En France la PMA (procréation médicalement assistée) est prise en charge à 100% sous certaines conditions (refus de la PMA pour les femmes seules et les couples lesbiens). Par manque de donneuses en France, et particulièrement de femmes racisées, beaucoup de femmes noires, sont contraintes de se tourner vers l’étranger pour accéder à une FIV (fécondation in vitro) avec don d’ovocytes. Mais, cela a un coût que peu de femmes peuvent assumer. Association panafricaine et afroféministe qui lutte pour l’accès aux droits et à la santé des personnes issues de la communauté afro vivant en France, Afrique Avenir milite pour que la PMA soit ouverte et réellement accessible pour toutes les femmes. Chaque femme doit avoir le droit de choisir librement d’avoir ou non des enfants, quand, comment et avec qui, qu’elle soit célibataire, en couple lesbien, nécessitant un don d’ovocyte ou non.

    La santé des femmes noires compte

    Pour ce faire, Afrique Avenir appelle les pouvoirs publics à prendre en compte les spécificités des femmes noires, et à organiser des campagnes ciblées de promotion du don d’ovocytes.

    Notre association encourage également les femmes noires à se retrouver en non-mixité[iv] pour échanger librement sur la santé sexuelle et les sexualités, sensibiliser et déconstruire les idées reçues, mais aussi s’emparer de la question du don d’ovocyte en tant qu’enjeu de santé publique, mais aussi de politique et d’émancipation.Nous avons les moyens d’agir et devons le faire par nous-mêmes, pour définir nos propres solutions – loin des stéréotypes associés aux représentations autour des femmes racisées – liées à notre bien-être, à notre santé sexuelle et à notre santé mentale.

    La santé des femmes noires compte : organisons-nous !

    Pour en savoir plus sur Afrique Avenir, visionnez le spot de présentation

    Pour télécharger le communiqué

    Contact presse :

    Patricia N’depo – Responsable communication

    Patricia.ndepo@afriqueavenir.fr

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    [i] Racisées : relatif à une personne discriminée à cause de sa race sociale (racisme)

    [ii] Technique médicale communément utilisée dans les traitements de PMA

    [iii] Étude de l’Inserm parue dans le Bulletin épidémiologique hebdomadaire du 21 février, consacré à l’environnement et l’infertilité.

    [iv] Outil militant pour favoriser la libération de la parole, basée sur la stratégie de « la lutte des opprimé.es pour les opprimé.es »

  • Inauguration d’une nouvelle unité mobile de dépistage du VIH et hépatites en Ile-de-France

    Publié le 30-11-2017

    Le 29 novembre 2017 la Mairie de Paris a inauguré, une nouvelle unité mobile de dépistage du VIH  et hépatites avec Afrique Avenir et Africa N°1  à la sortie du métro Marcadet – Poissonniers dans le 18ème arrondissement de Paris. Étaient présentes les institutions qui soutiennent actuellement, les actions d’information, éducation et communication dans les lieux fréquentés par les populations originaires d’Afrique et des Caraïbes en Ile-de-France :

    1. Ministère chargé de la santé,
    2. Santé publique France,
    3. Sidaction,
    4. Caisse Primaire d’assurance Maladies de Paris,
    5. Agence Régionale de Santé Ile-de-France,
    6. Conseil départemental de Seine Saint Denis.

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  • Infections VIH et VHB parmi les afro-caribéens d’Ile- de- France : des prévalences élévées et des dépistages insuffisants

    Publié le 29-11-2017

    Les résultats du volet  biologique de l’Afrobaromètre  santé 2016 publiés à l’occasion de la journée mondiale de lutte contre le sida 2017  montrent que les prévalences observées du VIH et du VHB auprès du public des lieux d’intervention d’Afrique Avenir sont respectivement de 1,6% et 5,1%

    Le recours au dépistage apparaît insuffisant tant vis-à-vis de l’infection VIH, pour laquelle 40% des personnes atteintes ignoraient leur statut, que vis-à-vis de l’infection VHB dont le diagnostic était méconnu par 77% des personnes porteuses de l’AgHBs. Aussi, il apparaît essentiel d’élargir l’offre de dépistage au-delà des structures actuelles de dépistage, et de favoriser la diffusion et l’utilisation de tests rapides d’orientation diagnostique combinant dépistage du VIH et des hépatites B et C associées à une information et un counseling clairs et adaptés.

    Télécharger ici l’article

    Télécharger ici le BEH n° 29 -30 2017  spécial journée mondiale de lutte contre le sida